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Préparer un vol sur Flight Simulator

Par CAMIBLOG

Une méthode complète, du départ à l’arrivée, avec IVAO

Une méthode progressive pour préparer un vol réaliste sur Flight Simulator : choix du trajet, identification des aéroports, météo, cartes, avion, plan de vol IVAO et conduite du vol.

Préparer un vol sur Flight Simulator ne consiste pas seulement à choisir deux aéroports et à démarrer les moteurs. Une bonne préparation permet de mieux comprendre le trajet, d’anticiper les difficultés et de profiter pleinement du vol, particulièrement lorsque l’on utilise le réseau IVAO.

1. Définir le vol

Commencez par définir l’objectif du vol :

  • un vol d’entraînement ;
  • un vol de découverte d’une région ;
  • une liaison régulière entre deux aéroports ;
  • un vol IFR avec procédures publiées ;
  • ou un vol VFR effectué à vue.

Choisissez ensuite l’avion adapté à la distance, à la piste disponible et au type de navigation souhaité. Un Airbus A320 ne se prépare pas comme un avion léger et ne s’utilise pas dans les mêmes conditions.

2. Identifier correctement les aéroports

Dans l’aviation, il faut distinguer le code IATA du code OACI/ICAO :

  • IATA : généralement trois lettres, utilisé par les passagers et les compagnies ;
  • ICAO/OACI : quatre lettres, utilisé pour la navigation aérienne et les plans de vol.

Par exemple, Paris-Charles-de-Gaulle est connu sous le code IATA CDG, mais son code ICAO est LFPG. Dans un plan de vol IVAO, il faut utiliser le code ICAO, et non le code IATA.

Pour chaque aéroport, vérifiez :

  • le code ICAO ;
  • les pistes disponibles ;
  • l’altitude de l’aéroport ;
  • les fréquences radio ;
  • les procédures SID et STAR ;
  • les approches disponibles ;
  • les restrictions éventuelles.

3. Examiner la météo et les NOTAM

Avant le départ, consultez la météo de l’aéroport de départ, de l’aéroport d’arrivée et, si nécessaire, de l’aéroport de dégagement.

Observez notamment :

  • la direction et la force du vent ;
  • la visibilité ;
  • la base des nuages ;
  • la température et le point de rosée ;
  • la pression atmosphérique ;
  • les phénomènes dangereux ;
  • les risques de givrage ou de turbulence.

Les NOTAM signalent des informations temporaires importantes : piste fermée, balise indisponible, travaux, procédure modifiée ou restriction particulière. Ils doivent être consultés avant le départ, surtout pour un vol IFR.

4. Préparer l’avion

Avant de calculer la route, choisissez une configuration réaliste :

  • charge utile et nombre de passagers ;
  • quantité de carburant ;
  • masse au décollage et à l’atterrissage ;
  • configuration des volets ;
  • performances de montée et de descente ;
  • autonomie nécessaire avec réserves.

Pour un avion de ligne, vérifiez les données de performance et saisissez correctement les masses dans l’ordinateur de bord. Le carburant doit couvrir le trajet, les déroutements éventuels, l’attente et une réserve de sécurité.

5. Construire la route

Une route IFR peut comprendre :

  • un point de départ ;
  • une SID ;
  • des points de navigation ou des voies aériennes ;
  • des points de transition ;
  • une STAR ;
  • une approche ;
  • un aéroport de dégagement.

La route générée automatiquement par un outil doit toujours être vérifiée. Contrôlez qu’elle respecte les procédures publiées, les niveaux de vol, les performances de l’avion et les restrictions de l’espace aérien.

6. Préparer le départ

Avant de lancer le vol, préparez au minimum :

  • la procédure de départ ;
  • la piste utilisée ;
  • la première fréquence radio ;
  • le premier cap et la première altitude ;
  • la poussée de décollage ;
  • la procédure en cas de panne après décollage.

Sur IVAO, si un contrôleur est présent, écoutez la fréquence et attendez les instructions. Le plan de vol ne remplace pas une clairance délivrée par le contrôle.

7. Préparer l’arrivée

Une préparation sérieuse commence l’arrivée suffisamment tôt. Étudiez :

  • la STAR prévue ;
  • la piste en service selon le vent ;
  • la procédure d’approche ;
  • les altitudes minimales ;
  • les contraintes de vitesse ;
  • la remise de gaz ;
  • les voies de circulation après l’atterrissage.

Identifiez également les fréquences d’approche, de tour et de sol. Dans le FMS, vérifiez la discontinuité éventuelle entre la STAR et l’approche finale au lieu de l’accepter aveuglément.

8. Déposer le plan de vol sur IVAO

Sur IVAO, le plan de vol doit être préparé avant la connexion ou avant le début du vol selon les procédures en vigueur. Le plan de vol reprend le format ICAO.

Les éléments principaux sont :

  • identification de l’aéronef : indicatif radio ou immatriculation ;
  • règles de vol : IFR ou VFR ;
  • type de vol ;
  • type d’aéronef et catégorie de turbulence ;
  • aérodrome de départ en code ICAO ;
  • heure prévue de départ ;
  • vitesse et niveau de croisière ;
  • route ;
  • aérodrome de destination en code ICAO ;
  • durée estimée ;
  • aéroport de dégagement ;
  • remarques et informations complémentaires.

Les codes ICAO sont obligatoires dans le plan de vol IVAO. Les codes IATA ou les noms complets des aéroports ne les remplacent pas. Si un terrain ne possède pas de code ICAO, le code spécial ZZZZ peut être utilisé avec une indication DEP/ ou DEST/ dans les remarques, conformément aux règles IVAO.

Les règles et outils pouvant évoluer, consultez toujours la documentation officielle IVAO et les consignes de la division concernée.

9. Pendant le vol

Une fois connecté, utilisez un indicatif cohérent avec le plan de vol et respectez les règles de radiotéléphonie. Surveillez les fréquences et ne monopolisez pas la radio.

Avec un contrôleur en ligne :

  • écoutez avant de transmettre ;
  • utilisez la phraséologie la plus claire possible ;
  • lisez correctement les clairances ;
  • demandez une répétition en cas de doute ;
  • prévenez le contrôle si vous devez modifier votre route ou votre altitude.

Sans contrôleur, appliquez les procédures publiées et consultez les informations de l’aéroport. La présence sur IVAO implique de respecter les règles du réseau, même lorsqu’aucun contrôleur n’est connecté.

10. Après l’atterrissage

Après l’atterrissage, libérez la piste dès que possible, contactez le sol si nécessaire, puis stationnez l’avion. Terminez le vol dans le client IVAO et prenez quelques notes :

  • durée réelle du vol ;
  • carburant consommé ;
  • écarts par rapport au plan ;
  • difficultés rencontrées ;
  • points à améliorer pour le prochain vol.

Conclusion

Une bonne préparation réduit la charge de travail en vol. En identifiant correctement les aéroports, en étudiant le départ et l’arrivée, en contrôlant la météo, en vérifiant l’avion et en déposant un plan de vol complet sur IVAO, vous rendez la simulation plus réaliste et plus agréable.

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